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L'Italie est un pays à l'économie diversifiée dont le produit intérieur brut (PIB), global ou par habitant, se compare à ceux de pays comme la France ou la Grande-Bretagne.
Principales notions économiques
L'économie italienne se
caractérise par
les contrastes régionaux importants, entre le nord au fort taux
d’industrialisation, également une des plus riches et plus dynamiques
régions d’Europe autour de la plaine du Pô, le centre, autour de Rome
dominé par le secteur tertiaire (services) et le tropisme naturel de la
capitale politique, et enfin le sud (Mezzogiorno), rural et davantage
soumis à la criminalité et à la pauvreté puisque le taux de chômage
local s’élève à près de 20%.
Ce déséquilibre perdure malgré les nombreuses politiques menées en
faveur du développement du Mezzogiorno.
Une autre caractéristique d’importance est la place
prise par les
petites et moyennes entreprises dans le tissu économique italien,
notamment dans le nord-est (Vénétie), lesquelles contribuent fortement
à l’exportation du savoir-faire italien dans le monde. Elles ont le
plus souvent adopté une stratégie de développement global, sur des
produits/ services de niche, sur-mesure et/ ou très haut de gamme.
L'emploi dans les régions du nord et du centre du pays est durablement
soutenu, y compris pour les travailleurs les moins qualifiés, les
lignes de fabrication restant pour l'essentiel sur place.
À noter cependant que certains secteurs sont très concentrés, tels celui de l'automobile quasi monopolisé par Fiat (et ses filiales : Ferrari, Alfa Roméo, Maserati, Lancia…), en net regain de forme après quelques années difficiles et de sévères restructurations.
Comme la plupart des pays européens, c’est une économie très tributaire des importations pour ses approvisionnements en matières premières et en énergie (plus de 75% de l'énergie est importée, notamment de France), ne disposant que de quelques gisements de gaz naturel et de ressources hydro-électriques), le tout dans un contexte d’absence de production d’énergie nucléaire).
Aujourd’hui l’Italie se trouve à la 5ème place de l'économie mondiale.
Au cours des dernières décennies, le pays a poursuivi une politique fiscale stricte dans le but de répondre aux critères économiques et monétaires de l'Union européenne, ce qui lui a permis, grâce également à des taux d'intérêts limités et une inflation plus basse, de participer à l'euro dès sa création en 1999. Ce constat doit être nuancé par la titrisation des actifs publics et les mesures législatives destinées à permettre le rapatriement de devises exportées illégalement.
Cependant il reste que la mise en œuvre de réformes
très
souhaitables d’un point de vue économique, telles que la réduction de
la dette publique, l'allègement des
prélèvements obligatoires, l'assouplissement du marché du travail et la
réforme de l'onéreux système de retraites avance trop lentement tant du
fait de la stagnation de l'économie et des salaires que de l'opposition
des syndicats.
Les moins de 35 ans représentent 58% du nombre de
salariés "précaires", disposant d'un contrat occasionnel et/ ou à durée
déterminée. Un tiers du revenu mensuel disponible par foyer est dévolu
aux dépenses liées au logement et à l'énergie. Bien entendu, ce poste,
incompressible, pèse sur les possibilités de consommation en produits
voyages et loisirs, alimentaires, les ménages italiens ne requérant
qu'assez peu à l'endettement (crédits conso...) par rapport à leurs
voisins européens . Seul 1,8% d'entre eux sont touchés par une
situation de surendettement.
Quelques chiffres (prévisions 2008 par Economic Intelligence Unit) :
- Population : 58,1 millions d'habitants,
- P.I.B : 1 520 milliards d'euros, en croissance d'1,6% par rapport à 2007,
- P.I.B/ habitant : 26 146 euros,
- Inflation : 1,9%.
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Sources : Italie .com
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