"...L'article aurait pu s'intituler « Que sont mes centrales nucléaires devenues ? ». Mais, plutôt que Rutebeuf, le « Corriere della Sera » évoque « Le Désert des Tartares » de Dino Buzzati pour décrire les « sentinelles » restées auprès de la centrale de Caorso, en Emilie-Romagne, qui ne fonctionne plus depuis vingt ans. Le quotidien italien raconte l'histoire de la dernière centrale nucléaire en Italie, arrêtée après le référendum de 1987 contre le nucléaire. « Impossible d'oublier Caorso... » C'était l'époque de la catastrophe de la centrale de Tchernobyl en Ukraine et les Italiens étaient alors très inquiets des conséquences d'un éventuel accident dans leur pays.
Au moment de sa conception en 1969, cette centrale, rappelle « Il Corriere », devait être « la plus puissante en Europe ». En 1978, lors de son entrée en fonction, elle pouvait fournir de l'énergie pour 8 millions d'ampoules électriques de 100 watts chacune... De quoi éclairer une ville comme Milan. D'après le journal, jusqu'à son arrêt, elle a permis de réduire la facture pétrolière de l'Italie de 1.700 milliards de lires (près de 1 milliard d'euros). Et pendant des années, 177 ouvriers chargés de la surveillance de la centrale électrique ont attendu le signal d'un redémarrage..."
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http://www.lesechos.fr/info/analyses/4775999.htm