Lundi 8 décembre, la revue de la presse italienne par Marcelle Padovani, correspondante du Nouvel Observateur en Italie.
- LA GUERRE DES PARQUETS est en train de devenir une échauffourée générale.Le CSM a mis vendredi le holà aux aberrations des parquets de Salerne et de Catanzaro, mais les berlusconiens veulent profiter de l’occasion pour faire passer la séparation des carrières et un CSM particulier pour les ministères publics (Il Corriere della sera) .Entre temps, la “question morale” investit le Parti démocrate, où sont actuellement sous enquête deux assesseurs à la mairie de Florence, le gouverneur de la région Campanie, et l’ex gouverneur des Abruzzes. Berlusconi dit “c’est grave”, le PD répond “c’est la dernière personne autorisée à donner des leçons” (La Repubblica). Le Parti démocrate s’empresse également de souligner le nombre abnorme de condamnés parmi les élus de Forza Italie (La Stampa ).
Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actua...italienne.html
Aussi, pour le 16 décembre :
- DEFAITE CUISANTE POUR LE CENTRE GAUCHE DANS LES ABRUZZES. Le poste de gouverneur de cette région du centre , qui était aux mains du Parti démocrate, passe dans celles des berlusconiens , plus précisément d’un comptable que Silvio Berlusconi a porté à bout de bras jusqu’à la victoire (Il Corriere della sera) . Si le Parti démocrate s’écroule, passant de 33 à 20% des suffrages, cela est du en grande partie à l’abstentionnisme (seulement 53% de votants), et au fait que le gouverneur précédent ,membre du PD, avait du donner sa démission après la dècouverte d’une spéculation-scandaleuse sur le système de santé (La Repubblica). Le parti démocrate, pas du tout échaudé par son érosion électorale, continue dans sa stratégie de la main tendue à la majorité, au nom de l’intéret général et propose une commision bi partisane pour affronter les problèmes de la justice (La Repubblica).Le vrai problème de la conquete des Abruzzes par Berlusconi concerne en fait la politique d’alliances et la ligne politique tout court du PD : faut il continuer à etre “ni chair ni poisson” dans un monde manichéen et bi polaire, en proposant à la majorité la collaboration de l’opposition, ou bien faut il hurler avec les loups contre Sua Emittenza, comme le fait Antonio di Pietro ,qui a presque triplé ses suffrages dans les Abruzzes ? Réponse , provisoire,de Walter Veltroni:”Il faut moraliser la politique” (L’Unità).La réunion du groupe dirigeant du PD, prévue pour vendredi, donnera peut etre d’autres éléments de réponse.
Source :
http://www.challenges.fr/revues-de-p...e_rdp=20081216