"...Commençons, hélas, par une banalité : le cinéma italien se porte mal. Peu de films survivent à leur sortie en salle, très peu sont distribués à l’étranger et ils sont souvent reçus avec réticence par la critique elle-même (voir l’accueil de « L’ami de la famille », de Sorrentino, en France). Partagez-vous ce diagnostic ? Comment se situe le critique de cinéma dans un tel contexte ? Quelle est sa marge de manœuvre et son rôle ?
Le cinéma italien se porte mal pour différentes raisons. La première : l’Italie est un pays qui utilise le cinéma comme un « emballage » ou une étiquette artistique, a priori. De telle manière que n’importe quelle "scélératesse" est vendue comme étant un film, et ceux qui en font peuvent s’attaquer aux thématiques les plus disparates : des plus engagées et "renfrognées" ( Virzi’ en salle ces jours-ci avec un film, Tutta la vita davanti, sur le precariat en Italie) jusqu’à aux « prurits » des post-ados (Lucini, en salle en ce moment avec Amore, Bugie e Calcetto, sur les hommes qui le soir abandonnent leurs femmes pour aller jouer au foot)..."
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http://www.iletaitunefoislecinema.co...ique-en-italie