"...Le film de Paolo Sorrentino revient sur le parcours d'un homme dont le destin se confond avec celui de l'Italie d'après-guerre.
« Je ne suis pas aussi cynique. » On dit à Rome que ce sont les quelques paroles qu'aurait prononcées *Giulio Andreotti en sortant du film de Paolo Sorrentino entièrement consacré à sa vie. Il Divo, c'est lui, Andreotti, si remarquablement interprété par Toni Servillo. Surnommé aussi Belzébuth, le Renard, le Sphinx, le Divin, Giulio incarne en Italie tout ce qui est censé représenter le pouvoir dans ce qu'il a de plus florentin, de plus secret, de plus corrompu…
On dit qu'il souffre d'atroces migraines car sa tête ne serait pas assez forte pour soutenir toutes les horreurs qu'il a connues… De fait, dominant la Démocratie chrétienne (DC) depuis l'après-guerre, jusqu'à ce que ce parti s'effondre en 1993 sous les coups de butoir des enquêtes de Mani Pulite (« Mains propres »), Giulio Andreotti, des dizaines de fois ministre et président du Conseil, incarne l'Histoire de l'Italie d'après-guerre..."
Source :
http://www.lefigaro.fr/cinema/2008/1...-l-italie-.php