Mardi 28 Avril, la revue de la presse italienne par Marcelle Padovani, correspondante du Nouvel Observateur en Italie.
FIAT-CHRYSLER . L’accord est fait avec les syndicats américains de l’UAW, après celui avec les syndicats canadiens de la CAW. Restent maintenant les banques, l’os le plus dur pour le négociateur italien Sergio Marchionne, car elles préfèreraient à la vente de Chrysler à la Fiat la proclamation de l’”administration contrôlée”, qui leur assurerait plus de bénéfices (Il Corriere della sera). Les coupes acceptées par les syndicats sont “douloureuses”, mais les banques , qui ont un crédit de 6,9 milliards de dollars ne veulent rien cèder malgré les pressions de la “task force” d’Obama (La Repubblica).
TREMBLEMENT DE TERRE. La psychose monte à L’Aquila. Des voix incontrolées, pèchées sur internet, annonçaient hier une nouvelle forte secousse . A l’origine : les déclarations, semble-t-il, du technicien Giuliani qui avait “prévu” la grande secousse du 6 Avril . Les maisons encore habitées,les usines et les magasins ont été aussitôt abandonnés, bien que la Protection civile n’ait lancé aucune alarme
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Lundi 30 mars
BERLUSCONI: L’APOTHEOSE .Il lui aura fallu quinze ans avant d’y arriver, après sa “descente dans l’arène” de janvier 1994, mais c’est maintenant chose faite .Silvio Berlusconi a enfin entre les mains l’instrument dont il rêvait : un grand parti de l’ordre de 40% des suffrages, qui est né hier par acclamations à la fin du congrès (ou du show?) du Peuple de la liberté à Rome. La fusion est faite avec Alleanza nazionale (Corriere della sera). Le quotidien La Repubblica ,pour sa part, met l’accent sur la requête faite par Berlusconi de pouvoirs accrus pour le Premier ministre et sur le fait qu’il n’a pas répondu à deux points importants du discours de Fini (le référendum électoral et le testament biologique, en faveur duquel s’est prononcé le même Fini). (La Repubblica). Le quotidien de la famille Berlusconi préfère, lui, mettre l’accent sur le caractère “fictif” des pouvoirs du Président du Conseil, qu’il faut absolument changer (Il Giornale ). Gianfranco Fini, président de la Chambre, n’a pas assisté à la conclusion du congrès ni au discours final de Berlusconi : est ce un signe ? Berlusconi et lui apparaissent de plus en plus comme deux personnages antithétiques moralement, politiquement et humainement (Il Corriere della sera) .”Silvio et Gianfranco divisès sur le rôle du parlement et le référendum électoral” souligne ainsi Il Sole24ore.
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