"...Le gouvernement britannique a publié il y a quelques années un vademecum à l’usage des managers en relation d’affaires avec le Bel Paese, avec moult indications socio-anthropologiques (qui se révèlent toujours d’actualité), concernant le niveau sonore (élevé) des conversations à l’italienne, le sens (approximatif) de la ponctualité, l’importance de se présenter aux rendez-vous d’affaires impeccablement vêtu et surtout la nécessité de s’adresser à son interlocuteur transalpin avec le titre adéquat, pour éviter de heurter toute susceptibilité autochtone…
Les Italiens ont en effet une passion immodérée (et surprenante au premier abord) pour les titres, qui sont attribués à la fin des études et qui structurent profondément la société entre ceux qui en ont et «les autres».
Dès l’obtention de l’équivalent de la maîtrise (la laurea) avec la soutenance d’un mémoire (la tesi), on devient dottore, ce qui donne lieu à des parades (au moins dans ma ville), la tête ceinte d’une couronne de lauriers en plastique assez kitsch et à des manifestations d’orgueil familial de plus ou moins grande ampleur..."
Source :
http://andiamo.blogs.liberation.fr/m...vernement.html