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Vieux 06/09/2009, 14h22
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capitale du Piémont et chef-lieu de province.



Population : 865 263 hab. (recensement de 2001)

Nom des habitants : Turinois

Population pour l'agglomération : 1 652 000 hab. (estimation pour 2007)



GÉOGRAPHIE
Au confluent du Pô et de la Doire Ripaire qui ouvre sur les voies alpines, la ville a eu longtemps des fonctions politiques et militaires. Depuis la création de la Fiat (1899), elle est devenue un grand centre industriel (automobile, matériel ferroviaire, aéronautique, carrosserie, constructions électriques, pneumatiques, plastique, peinture, confection, alimentation, imprimerie) en même temps qu'un centre administratif, financier, culturel (université) et touristique. Site des jeux Olympiques d'hiver en 2006.

L'HISTOIRE DE TURIN
C'est sur le site, sans doute, de l'ancienne Taurasia, cité du peuple celto-ligure des Taurini, détruite en 218 avant J.-C. par Hannibal, qu'Octave (Auguste) fonde la colonie romaine Augusta Taurinorum.

Après la chute de l'Empire romain, la cité traverse une période obscure, dont l'histoire retient cependant la personnalité de l'évêque saint Maxime (Ve s.). Capitale d'un duché lombard au VIe s., sous l'occupation carolingienne, elle est confiée à un comte. Érigée en marche par Bérenger (milieu du Xe s.), elle échoit par mariage, avec ses dépendances de Suse, d'Ivrée et de Pignerol, à la maison de Savoie (1048). Après le démembrement de la marche, elle lutte pour acquérir une certaine indépendance politique, mais doit définitivement se soumettre à la maison de Savoie en 1280. Inlassablement, celle-ci va lutter pour consolider son État, l'accroître aux dépens des potentats voisins, puis œuvrer pour l'unification du Piémont et finalement de l'Italie.

En 1418, sous Amédée VIII, Turin devient la capitale de la Savoie devenue duché. Ce n'est encore qu'une petite ville, peu différente de l'ancienne cité romaine, mais dont la population va rapidement s'accroître au cours du XVIe s. De grands travaux de fortifications sont terminés en 1566 sous Emmanuel-Philibert Ier (duc de 1553 à 1580) ; la ville se couvre de superbes édifices, qui constituent un très bel ensemble baroque. Victor-Amédée Ier (1630-1637), Charles-Emmanuel II (1638-1675) et Victor-Amédée II (1675-1730), qui prend en 1720 le titre de roi de Piémont-Sardaigne, contribuent à son embellissement. Mais c'est surtout le roi Charles-Emmanuel Ier (1730-1773) qui y fera preuve de sa magnificence : Montesquieu pourra glorifier l'œuvre de ce roi philosophe, qui, selon lui, a fait de Turin « le plus beau village du monde ».

Au cours des conflits qui opposent la Savoie à la France, les princes savoyards jouent le plus souvent la carte autrichienne ou espagnole ; son rôle de « portier des Alpes » vaut à la ville nombre de vicissitudes. Les Français occupent Turin de 1536 à 1562 et l'assiègent à deux reprises, en 1640 puis, au cours de la guerre de la Succession d'Espagne, en 1706. Encerclée de mai à septembre et soumise à un bombardement intense, la ville n'est délivrée qu'après la victoire du Prince Eugène sur Philippe d'Orléans (7 septembre 1706). Elle est conquise de nouveau en 1798 ; elle est annexée à la France par Bonaparte qui en fait, de 1802 à 1814, le chef-lieu du département français du Pô. En 1814, elle revient à la maison de Savoie et, durant toute la première moitié du XIXe s., elle joue un rôle important dans le mouvement du Risorgimento, qui contribue à la réalisation de l'unité italienne ; en 1861, elle devient la capitale du nouveau royaume d'Italie.

Mais elle ne le reste pas longtemps et, en 1865, elle perd son rang de capitale au profit de Florence, où résideront les rois d'Italie avant la prise de Rome. Les 26 et 28 janvier 1859 et le 24 mars 1860, deux importants traités sont signés à Turin entre Victor-Emmanuel II et Napoléon III, promettant puis cédant à la France, en échange de son aide militaire contre l'Autriche, la Savoie et Nice.

Si la capitale du Piémont voit son rôle politique décliner, son importance économique, par contre, ne cesse de s'affirmer. Turin devient le deuxième centre industriel de l'Italie, ce qui explique l'intensité des bombardements alliés durant la Seconde Guerre mondiale, bombardements qui occasionnent de terribles destructions.

Turin est aussi une capitale culturelle et idéologique. À la fin du XIXe s., le mouvement socialiste italien s'y développe ; quant au jeune parti communiste, il aura comme fondateurs deux intellectuels sardes, anciens étudiants à l'université de Turin, Antonio Gramsci et Palmiro Togliatti.

L'ART À TURIN
Au cœur d'une région dont le riche patrimoine artistique est le legs de toutes les époques, Turin a mis longtemps à affirmer sa suprématie. La porte Palatine, porte fortifiée de l'enceinte d'Auguste, y témoigne du passé romain, comme l'arc de triomphe de Suse et celui d'Aoste. Constituant aujourd'hui la partie orientale du palazzo Madama, l'ancienne maison forte des marquis de Montferrat, du XIIIe s., agrandie au XVe s. par la maison de Savoie, est à Turin le seul exemple notable d'un art médiéval dont le Piémont atteste au contraire la fécondité.

La Renaissance apparaît à Turin vers 1495 avec la cathédrale, dont la façade sobre et les portails délicatement sculptés sont d'inspiration toscane.

C'est à partir de la fin du XVIe s. et pendant toute la période baroque, avec l'essor de la maison de Savoie, que Turin joue vraiment son rôle de capitale artistique. L'architecture et l'urbanisme ont la primauté. Ascanio Vittozzi (ou Vitozzi) puis Carlo di Castellamonte (1560-1641) dessinent rues et places monumentales, et ordonnent la ville selon un plan en damier. La régente Christine de France fait élever à partir de 1633 le château du Valentino, d'influence française ; Amedeo di Castellamonte (1610-1683), fils de Carlo, commence en 1646 le palais Ducal, puis le palais Royal, d'architecture sobre, et construit plusieurs des nombreux palais privés qui contribuent à la magnificence baroque de Turin. Puis Guarino Guarini (1624-1683) apporte un style original et mouvementé : San Lorenzo, son chef-d'œuvre (1668-1679), exprime un jeu savant de volumes et de lignes courbes qui culmine avec la coupole aux arcs entrecroisés, analogue à celle de la chapelle du Saint-Suaire à la cathédrale. Au dynamisme des courbes, le palais Carignano associe l'utilisation décorative de la brique. Le collège des Nobles, plus sévère, abrite aujourd'hui le Musée égyptien et la Galleria Sabauda.

Au début du XVIIIe s., l'essor architectural est conduit par Filippo Juvara (1678-1736), dont le baroque tempéré allie à la grandeur le mouvement et l'élégance. On doit à cet artiste plusieurs églises, notamment celle de Superga, au-dessus de la ville, le palazzo Madama, et aussi la conception originale du château de chasse de Stupinigi (qui abrite aujourd'hui un musée d'Art et du Mobilier). Le grand continuateur de Juvara est Benedetto Alfieri (1700-1767), qui achève Stupinigi, remanie le palais Royal et la place en rotonde de Venaria Reale, élève à Alexandrie (Alessandria) le palais occupé aujourd'hui par la préfecture (1730).

Après le Lombard Andrea Pozzo (1642-1709), qui décore en 1679 les voûtes de la chiesa della Missione, à Mondovi, avec sa science habituelle de la perspective, d'habiles peintres travailleront au XVIIIe s. dans les palais : à Stupinigi, les frères Domenico (?-vers 1771) et Giuseppe (?-1761) Valeriani, de Bologne, le Vénitien Giambattista Crosato (1685-1758), le Français Carle Van Loo ; au palais Royal et à l'Armeria Reale, Claude François Beaumont (1694-1766). Dans les arts décoratifs, à côté des stucs, les boiseries de goût rococo et le mobilier dénotent une influence française.

L'héritage du XIXe s. n'est pas négligeable. La Gran Madre di Dio, église imitée du Panthéon, par Ferdinando Bonsignore (1760-1843), marque en 1818 le triomphe de l'esprit néoclassique à Turin. La statue équestre d'Emmanuel-Philibert Ier, par Carlo Marochetti (1805-1867), complète dignement le décor baroque de la piazza San Carlo. Fidèle au répertoire néoclassique, Alessandro Antonelli (1798-1888) fera preuve d'originalité dans l'audacieuse verticalité de la coupole de San Gaudenzio de Novare et de la « Mole antonelliana » de Turin, vertigineux édifice commencé en 1863 comme synagogue. Le paysagiste Antonio Fontanesi (1818-1882) mérite d'être cité parmi les nombreux peintres de l'ottocento, présents à la Galleria civica d'arte moderna.

LES PRINCIPAUX MUSÉES DE TURIN
Le palais de l'Académie des sciences, ancien collège des Nobles construit par Guarini, abrite le remarquable Musée égyptien (30 000 pièces dont une importante collection de momies accompagnées des fameux Livres des morts, ainsi qu'un ensemble exceptionnel de stèles funéraires) et la galerie Sabauda (pinacothèque initialement constituée avec les collections de la maison de Savoie : tableaux flamands et hollandais ; écoles piémontaise, lombarde, génoise, florentine, vénitienne, etc.). Le palais Madama abrite l'important musée municipal d'Art ancien ; le palais Carignano, celui du Risorgimento. La galerie de l'Accademia Albertina possède surtout des peintures de l'école piémontaise des XVe s. et XVIe s. (Gian Martino Spanzotti, Macrino d'Alba, Gerolamo Giovenone, D. Ferrari, B. Lanino…). À signaler également l'Armeria Reale (musée des armures et armes), la Galerie municipale d'Art moderne (collections italiennes et internationales, du paysagisme piémontais [Fontanesi] et de l'impressionnisme à nos jours), le musée du Cinéma, le musée de l'Automobile. Un musée d'art contemporain





source : encyclopédie Larousse en ligne
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  #2 (permalien)  
Vieux 23/09/2009, 12h05
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dante (Déconnecté)
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Date d'inscription: novembre 2006
Localisation: Italia
Messages: 474
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Ca ne se bouscule pas pour commenter, pourtant Turin est une ville qui vaut le coup d'oeil, clairement sous-estimée !
Petit complément ici :
Italie, guide voyage. Préparer son séjour à Turin, capitale du Piémont...

A bientôt !
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